Élivie, acteur de la prise en charge du diabète

Publié le 14 novembre 2016 dans Opérations de santé publique.

La Journée mondiale du diabète est l'occasion de mettre en lumière le rôle du prestataire de santé à domicile, acteur de la communauté du diabète aux côtés des prescripteurs, des patients et de leur entourage. Virginie Jadot, infirmière conseil et Olivier Ruiz, directeur du développement, racontent leur action pour la prise en charge du diabète au sein d'Élivie.

Dans le cadre du suivi du diabète, quels sont les enjeux d'une bonne prise en charge ?

Virginie Jadot : La confiance est l'enjeu majeur. Nous devons l’installer entre les patients, l’entourage, les prescripteurs et les intervenants libéraux. Le rôle d'une infirmière-conseil est de trouver le bon équilibre entre réassurance et prestation technique.
La confiance avec le prescripteur est indispensable aussi. Il ne faut pas oublier que nous intervenons uniquement sur prescription médicale, dans un contexte très encadré : nous définissons avec chaque diabétologue, chaque service hospitalier, le périmètre de notre intervention.
Nous devons aussi nous adapter à chaque patient. En fonction de sa pathologie, bien sûr, mais surtout en fonction de son mode de vie, de ses besoins. Nous passons le temps nécessaire avec les patients, pour répondre à toutes leurs questions. L’humain est au cœur de notre activité.

Olivier Ruiz : L'infirmière est le premier intervenant d'une bonne prise en charge. Les patients font bien plus que de nous ouvrir leur porte, ils nous donnent accès à leur vie, leur intimité. Nous devons trouver le juste équilibre entre complicité et prestation technique. Nous sommes aussi les yeux du médecin au domicile du patient. Les enjeux relationnels sont essentiels. Chez Élivie, nous accordons une grande attention à la formation des infirmières conseil. Dès la prise de poste, nous mettons en place des binômes avec des infirmières expérimentées, une formation spécifique aux enjeux du métier d'infirmière-conseil en psad. Tout au long de leur activité, les équipes bénéficient d'une formation continue, souvent en collaboration avec les fabricants, sur les nouveaux matériels, les nouvelles technologies...

Comment identifiez-vous les cas de difficultés d'observance du traitement ?

Virginie Jadot : Nous sommes souvent alertés par des rendez-vous annulés systématiquement par le patient, ou directement par les diabétologues qui n'ont pas eu de nouvelles des patients depuis trop longtemps. 
Nous constatons aussi directement la mauvaise utilisation d’une pompe. Par exemple, quand les cathéters sont changés de manières trop éloignées, ou les piles remplacées uniquement au moment ou l'alarme se déclenche... Nous avons accès à tout l'historique technique de l'utilisation de la pompe. Le psad est responsable de ces contrôles.

Olivier Ruiz : L'observance est définie par un cahier des charges, établissement par établissement. Les risques sont identifiés avec les infirmières, en concertation avec le médecin, bien sûr, mais aussi avec le patient. Généralement, quand une difficulté d’observance est soulignée, nous commençons par proposer une augmentation de la fréquence des visites. Si ces dernières sont vécues comme trop intrusives par le patient, nous cherchons d'autres solutions.
Dans tous les cas, les médecins sont informés des difficultés d'observance. 
 

Comment agissez-vous ?

Olivier Ruiz : Nous devons passer plus de temps avec les patients qui sont en difficulté, prendre le temps de les écouter, pour identifier les raisons de leurs difficultés d'observance. Il s'agit plus de problèmes liés à la maladie que de soucis avec la pompe. Il y a un souvent phénomène de lassitude qui s’installe avec le temps. Nous devons réinscrire les patients dans un projet, ouvrir des perspectives.

Dans tous les cas, l'arrêt de la pompe est un échec pour tous. Cela arrive dans 4% à 5% des traitements, souvent chez des patients équipés depuis très longtemps ou, à l'inverse, très récemment. On se rend compte que l'arrêt est souvent lié à une mauvaise compréhension du traitement, des problèmes liés au confort. C'est le rôle du prestataire de santé de retravailler sur les bénéfices du traitement auprès de chaque patient.

Virginie Jadot : Un traitement mal suivi représente un risque pour le patient. Nous alertons les médecins qui reçoivent systématiquement nos comptes-rendus de visites.
Toutes les périodes difficiles de la vie entraînent des difficultés à vivre le diabète. La proximité avec les patients est essentielle en ce sens. Ils se confient beaucoup à nous, ils savent que nous sommes attentifs. La pompe est souvent un prétexte pour parler de choses plus complexes. Nous avons un rôle à jouer pour que le diabète ne soit pas un frein pour eux.

Nos dernières actus

Elivie vous accompagne - Traitement de la maladie de PARKINSON

Découvrez notre série de vidéos pédagogiques à destination des patients.

Lire la suite

Elivie vous accompagne – Apnées du Sommeil – Traitement par PPC

Découvrez notre série de vidéos pédagogiques à destination des patients.

Lire la suite

Elivie vous accompagne – Insuffisance Respiratoire – Traitement par VNI

Découvrez notre série de vidéos pédagogiques à destination des patients.

Lire la suite

Elivie s’engage pour l’observance

Elivie s’engage aux côtés des prescripteurs au service de l’efficacité des traitements à domicile. Nos équipes vous présentent leur mission auprès...

Lire la suite